ENSEIGNANTE

  • Après avoir rêvé de devenir maîtresse d’école puis professeur de lycée, j’ai expérimenté, dès l’obtention de ma licence de Lettres classiques, option grammaire de l’indo-européen, la fonction de remplaçante en collège privé. J’ai découvert alors, au gré des cours de grec, de latin et de français dispensés de la sixième à la troisième, que ma voie était bien celle de l’enseignement et j’ai alors décidé de préparer les concours après mon année de maîtrise.
  • J’ai également connu l’expérience de l’accompagnement des élèves en difficulté et je suis heureuse d’avoir contribué à aider de nombreux élèves.
  • L’obtention de l’agrégation de grammaire, option lettres classiques, m’a conduite à enseigner comme stagiaire à Mâcon, la première année à cheval sur le collège et le lycée, ce qui restera pour moi une expérience inoubliable, malgré les incommodités liées à la quête désespérante du don d’ubiquité… La seconde année de titularisation m’a permis, parallèlement, de commencer à dispenser des vacations à l’Université en FLE (français langue étrangère).

Professeur Agrégée de grammaire, option lettres classique

  • Mais le statut de professeur agrégée titulaire m’a conduite, pour mon premier poste, en Lorraine à Algrange, ce qui a failli me déstabiliser d’autant plus que j’étais éloignée de ma famille, de mon université, etc. ; mais, tant que j’étais heureuse avec mes élèves, en cours ou lors des activités proposées dans le temps de midi (club de grec, club de théâtre), j’étais certaine de ne pas m’être trompée de voie. Certes, outre ma fonction d’enseignante, je me sentais en empathie avec mes élèves et je me suis souvent trouvée, malgré mon jeune âge (23-24 ans) substitut de maman, notamment face aux enfants des classes de premier cycle.
  • Cependant, il aura fallu que je devienne maman pour comprendre que ma vocation d’enseignante me conduirait au-delà du secondaire et que je ne pourrais pas m’épanouir pleinement en compagnie de jeunes enfants, avec des programmes davantage orientés sur l’enfance et l’adolescence que sur le monde intellectuel : le monde de la recherche m’avait passionnée lors de l’année de préparation du mémoire de maîtrise.

L’intérêt pour l’enseignement en université

  • C’est ainsi que l’objectif d’enseigner à de jeunes adultes, dans le cadre universitaire s’est imposé à moi et m’a encouragée à reprendre mes études pour préparer une thèse de doctorat de linguistique.
  • Pendant deux ans, j’ai enseigné à l’université comme vacataire tout en assurant mes enseignements en collège, puis j’ai pu obtenir un poste de PrAg (Professeur agrégé détaché du secondaire pour enseigner à l’université), ce qui m’a permis, malgré le poids des enseignements et des corrections de copies, d’avancer dans la rédaction de ma thèse ; malgré la charge énorme de travail afférente aux cours dispensés à la faculté des langues en LEA, à la faculté des lettres en communication, puis en linguistique et grammaire françaises, j’ai progressé modestement, en profitant des congés universitaires pour avancer dans mes recherches si ardues eussent-elles été.
  • Des centaines d’étudiants, des milliers de copies de partiels et d’examen chaque année, mais le bonheur d’enseigner à des publics très diversifiés, étudiants en linguistique, anglicistes ou germanistes, historiens, philosophes… J’ai dû faire preuve d’une ouverture d’esprit nécessaire et tellement enrichissante, d’une capacité d’adaptation aux différents publics, expériences qui m’ont appris à progresser chaque année dans ma démarche d’enseignante pour toujours être meilleure et appréciée de mes étudiants.

Premier bilan

  • Certes, il m’a fallu attendre plusieurs années avant de pouvoir enseigner l’histoire de la grammaire française, participer à la préparation aux concours de recrutement des enseignants, mais l’enseignement m’a toujours encouragée à tenir dans les périodes difficiles de doute ou de découragement.
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